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Faux Gul !

3 juillet 2012

Franz-Olivier Giesbert

Franz-Olivier Giesbert, FOG pour les intimes, est un cas. Qu’on l’adore ou qu’on l’exècre (ils sont plus nombreux dans ce cas là), il ne laisse personne indifférent. Surtout pas les femmes, ni les politiques, ses deux sujets de prédilection. Vieux beau sur le retour, on ne voit que lui et sa crinière blanche sur les plateaux de télé et le béotien le trouvera au mieux emmerdant, au pire insupportable et puant. Jouissant d’un CV long comme le bras : chroniqueur TV, écrivain, journaliste… FOG a connu plusieurs vies, plusieurs femmes (le mot est faible), plusieurs bords politiques, plusieurs échecs et de nombreux succès.

Je l’avais découvert il y a 25 ans avec ses célèbres bio de Chirac et de Mitterrand, des références absolues. Passé du Nouvel Obs au Figaro (itinéraire improbable) j’avais ensuite un peu négligé ses chroniques. En 2000, il rejoint le Point où il redevient plus audible et plus… acerbe. Déjà, la « Tragédie du président », qui nous dévoilait un Chirac très intime, était une bombe. « M. le Président, Scènes de la vie politique (2005-2011) » a carrément cassé la baraque. Best seller du livre politique en 2011,(et un des meilleurs que j’ai lu en tout cas), cet ouvrage lui attire les foudres de l’Elysée qui n’a de cesse de réclamer sa tête à ses différents employeurs. Il faut dire que FOG a des infos explosives en réserve et une des plumes les plus aiguisées qui soient pour les exprimer avec verve, humour et talent. Car le chroniqueur mondain (ou gros niqueur, c’est selon) est spirituel, doté d’une immense culture et a été le confident de tous les hommes politiques depuis 30 ans. Pas facile à prendre en défaut…

Dans son dernier opus, son testament politique, dit-il : « Derniers carnets – Scènes de la vie politique en 2012 (et avant) », il envoie vraiment du lourd et règle ses comptes avec plusieurs personnages publics. Certains, à gauche comme à droite, n’en sortent vraiment pas grandis (on vous laisse deviner lesquels). Allez, on vous donne quelques indices : un candidat sortant à talonnettes, un premier ministre à double menton qui prenait le métro avec des gants, une première secrétaire bourreuse d’urnes, un cravaté adepte du rouge (pas le pinard, la couleur)… A balancer comme ça, il est évident qu’il aura à l’avenir du mal à pénétrer le cercle intime des puissants. Espérons qu’il ne se consacrera pas exclusivement à la taille de ses oliviers (une de ses autres grandes passions) et qu’il continuera de produire des romans ou des essais plus ou moins légers tels que « Un très grand amour » ou « Dieu, ma mère, et moi »….Perso j’adore.

Par Michel Sorine

Directeur associé

Sportif du dimanche et directeur de clientèle  la semaine, il est aussi concepteur-rédacteur à ses heures, ça le détend.

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Il y a 3 commentaires

  • Diallo N. le03.07.2012à15h18

    Dans son dernier livre je crois que FOG habille aussi un ex-futur candidat porté sur la chose et le ris de veau.

  • PPDA le09.07.2012à16h40

    Une semaine après votre billet sur FOG, le Monde magazine sort un dossier complet sur le personnage. Diantre, quelle influence !

  • Bibliotongs | Extra Bold le20.07.2012à10h01

    […] PS : Pour ceux qui ne sont pas victime d’overdose après une année de campagne, il y a aussi les ouvrages « politiques », dont ceux de l’incontournable FOG (voir billet du 3 juillet). […]

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