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Une Galerie pour l’Agence, une première !

23 avril 2015

On en rêvait, Céline Moine nous a permis de le faire. Après avoir exposé l’Artiste Man du 18 au 21 septembre 2014, en plein chantier de notre nouvelle agence, c’est la galerie nomade de Céline Moine dédiée à l’art contemporain qui vient fêter ses 5 ans et investir nos bureaux.

Le vernissage a eu lieu hier, le 22 avril. Nous tenons à remercier la centaine de visiteurs, clients, amis, amateurs éclairés ou simples curieux, venus avec leur bonne humeur, ce fût une belle première édition en présence des artistes.

Et pour ceux qui n’auraient pas pu se libérer, l’exposition continue ! Vous pouvez venir nous rendre visite du 23 au 29 avril, de 14 à 19h, dans le sixième arrondissement 5 rue Vauban.

Suite à cette expérience riche en découvertes et en rencontres, l’Agence Extra désire remettre cela afin de devenir un réel lieu de partage culturel. Plein d’idées cogitent dans nos petites têtes et nous souhaitons prochainement accueillir d’autres expositions, organiser des forums, mettre en places des rencontres autour de thèmes définis ou à définir. … toute bonne idée, ne pas s’abstenir.

Ecrivez à so@extralagence.com.

À très vite !

 

Présentation des artistes exposés

Cinq artistes se sont réunis durant une semaine autour d’une sensibilité vitaliste des objets et de la nature. Cinq artistes d’horizons et de techniques variés.

Hervé All

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Il travaille sur la perception, le temps et l’espace paradoxal. Considérant l’expression plastique comme l’extension d’une pensée ouverte, il n’envisage jamais un medium en fonction de restrictions techniques. Il apparaît donc comme un véritable touche à tout, un artiste pluridisciplinaire qui réalise dessins, sculptures, photographies, vidéos, performances, installations, dans une recherche permanente sur la perception du temps et l’espace « vide » entre les choses.

Hervé All est en train de concevoir une sculpture d’envergure intitulée Le Hasard Roi. Une première œuvre sera exposée au CIC Lyonnaise de banque en résonance à la prochaine Biennale d’art contemporain de Lyon.

Marc Donikian

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Les photographies de Marc Donikian sont prises sur le vif. Les négatifs ne sont pas retouchés. L’artiste a élaboré un langage du geste lui permettant de pincer la lumière lors de la prise de vue et d’accélérer en quelque sorte la vie des paysages. Il réactive des images et des croyances anciennes et sa série d’Arbres communicant révèle des champs d’ondes animistes.

« Ils mangent toutes sortes de soleils qui passent par là et parlent lumière ».

Thomas Henriot

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Il dessine. Sur le motif. Au Maroc, au Liban, au Togo, en Chine, en Argentine, à Oman, au Mali, en Mauritanie, en Inde, à Marseille, à Cuba, au Brésil, partout où ses pas le mènent à la rencontre des autres et de terres étrangères. L’artiste dessine au sol plusieurs œuvres d’affilée sans interruption, en public, et la présence de son corps au travail reste à jamais marquée dans ces rouleaux qu’il transporte avec lui, peintures légères et nomades.

Il réalise ses peintures sur de longues bandes de papier japon de 45 cm de large et pouvant aller jusqu’à 25 m de long, qu’il déroule au fur et à mesure de l’avancement du dessin, posant sa composition de façon quasi spontanée, presque aléatoire. Il juxtapose au motif figuratif, paysages, architectures, personnages, le frottage d’éléments réels qui sont à sa disposition autour de lui. Il mêle ainsi la représentation et son emprunte, l’image et la réalité.

L’encre de chine, rehaussée quelquefois d’encre et de couleur, est sa technique privilégiée dont il approfondit la connaissance auprès de peintres traditionnels chinois, lors d’un séjour en Chine populaire en 2005. La vivacité du trait, sa continuité, l’ampleur du geste, donne une originalité à ces documentaires de voyage, albums de souvenirs, mais aussi aboutissement d’une performance chorégraphiée dans l’espace urbain, gestuelle qui organise l’espace du dessin en processus existentiel.

Isabelle Jarousse

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L’artiste fait partie de nombreuses collections privées européennes. Ses œuvres font également partie des collections suivantes : Conseil général du Rhône, Musée d’Art contemporain, Taïpeï (Taïwan), Musée Paul Dini, donation Paul Dini, Villefranche-sur-Saône, Centre Georges-Pompidou, donation Daniel Cordier, Paris, Fonds de l’Abbaye d’Auberive, Haute-Marne, Collection Treger/Saint Sylvestre, Porto, Portugal.

Aux racines du rêve ; le papier, le pli, la trame.

Isabelle Jarousse fabrique son propre papier, l’œuvre échappe de fait à la réplique. Même si le noir et le blanc évoquent l’estampe, elle relève avant tout d’une intention unique et singulière. L’étude minutieuse de la surface de manière visuelle et tactile, dans l’élaboration du pli, ne souffre d’aucune référence revendiquée. Le travail du plissage contient une part de hasard et il sous tend toujours une rythmique propre au vivant (mouvement, respiration, pulsation). La trame plus ou moins encrée et l’enchevêtrement des hachures, apportent une densité à l’œuvre qui devient parfaitement autonome. L’aspect charnel des matières ainsi composées est maintenu dans le rapport entre la surface – conçue comme une peau – et ce que l’on pressent d’organique et de contenu : cœurs, poumons, appareils digestifs. Entre la réalité et le rêve, le noir et le blanc, se dessine le pli, espace trouble et contenu, jamais révélé.

Dans les plis s’immiscent les sourdes angoisses et se dissimulent parfois des êtres et des formes qui se déroulent et s’enfouissent dans les méandres du papier. L’encre et le papier sont les éléments d’une mise en scène rythmée de la création, qui cherche à cacher l’interstice, le morbide.

Julie Legrand

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Ses sculptures hybrides sont animées par une « Convergence des atomes » – titre de l’exposition de Julie Legrand à la Fondation Bullukian en 2014 – confrontation, exploration de l’intimité, tension à travers des jeux d’équilibres toujours fragiles, fusions d’éléments improbables (comme le verre et l’éponge). Les oppositions ne se contrarient pas, mais correspondent à une recherche permanente de nouvelles complémentarités entre matières, structures, agencements et couleurs, comme la naissance de nouveaux possibles. L’artiste collecte, sculpte, assemble, fabrique, emboîte les matériaux les plus divers et hétéroclites – fils, liens, silicone, verre, éponge pierre, rubans, miroirs, tuyaux, pierres…– pour réaliser des pièces aussi fragiles qu’imposantes qui nécessitent toujours une élaboration de longue haleine, minutieuse et exigeante.

Son territoire d’exploration, « les géographies émotives », donnent naissance à des sculptures vivantes, d’où l’on peut sentir battre les pulsations. Du brutal, de l’animal, se dégagent de certaines de ses oeuvres, une force bondissante prise dans une action qui vient pénétrer la peau de celui qui s’approche. D’autres, moins frontales mais tout aussi présentes, issues d’un univers minéral, prolifèrent, surgissent ici et là du sol, d’un mur, d’on ne sait où. Boursouflures inquiétantes de notre monde, où le hors-champs est mystère. Des bulles de verre éclosent, des formes insolites évoluent, brouillant les matériaux et leur fonctionnalité, et semblent s’échapper et glisser de part et d’autre de l’espace.

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Par Sébastien Olive

Directeur associé

Curieux de tout et affublé de sa resplendissante paire de binocles rouges ou violettes, Sébastien est le dirigeant de l’agence Extra.

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